Serment Saint Georges

des Arbalétriers de Beaumont

 

La Confrérie

 

Accueil

La Confrérie

Challenge

Galerie

Liens

Tir du Roy

News

 

 

 

 

 

 

 

     L’histoire de notre Confrérie remonte à bien longtemps … moins
     longtemps que l’on pourrait le penser et plus longtemps que l’on
     puisse l’imaginer …

 

     Quand Richilde, Comtesse de Hainaut, fit  ériger le donjon
     « Salamandre » et bâtir des remparts en notre bonne ville de
     Beaumont, il fallut presque illico les défendre, avec des arcs …
     et des arbalètes, sinon nous eussions pu rester sur le carreau …

     d’arbalète.

     C’est peu après la guerre de cent ans
     que naît à Beaumont en 1342, par
     la volonté de Jean de Hainaut, sire de
     Beaumont, le Serment des Arbalétriers
     de Saint Georges, chargé de défendre
     la cité depuis le sommet des remparts. L’un des principaux
     inconvénients de l’arbalète était sa faible cadence de tir :
     l’utilisation militaire des arbalètes se limitait aux situations où
     les soldats étaient à couvert et pouvaient recharger sans danger
     leur arme. C’est pourquoi elles étaient surtout utilisées par des
     garnissons de châteaux, des armées de siège et des équipages
     de navires.

 

     Les activités de cette phalange beaumontoise laissèrent peu de
     traces dans les archives locales. Toutefois on sait que les
     bourgeois de la ville composaient cette troupe. Il reste quelques
     témoignages qui attestent de la participation du Serment aux
     affaires du temps … Les voici résumés et romances …

     « … en mars 1340 la milice monte aux créneaux pour combattre
     le seigneur de Vervins et le Vidame de Châlons … »

     «  en avril 1372, la Confrérie est présente à Valenciennes pour
     tirer l’oiseau dans un mémorable concours … »

     « … du 11 juillet au premier aout 1413, Gussion Saywin,
     arbalétrier beaumontois, garde la porte du Ploy … »

     « … le 21 aout 1549, la troupe escorte Charles-Quint et son
     fils Philippe II lors de leur joyeuse entrée à Beaumont … »

 

     Vinrent alors une époque démonstrative
     et gratifiante durant laquelle le faste
     et l’estime valent aux Arbalétriers les
     insignes qui font encore leur fierté de
     nos jours : en 1561, Philippe III de

     Croy et sa femme Jeanne de Halluin offre à la Confrérie un
     collier et une bannière. Ce collier d’une valeur inestimable est,
     de nos jours, porté par le Grand Maître.

 

     L’apparition et la sophistication des armes à feu amorcent le
     déclin de l’arbalète en tant qu’arme de guerre, elle devint aussi
     désuète qu’un lance-pierre dans une guerre moderne. Notre
     Confrérie devint inutile … mais pas encore folklorique ! C’est le
     douloureux hiatus entre la fonction perdue et l’image souvenir
     en gestation …

 

     Il faudra attendre l’aube du XIXème siècle pour que la
     transition s’achève. A ce moment, Maurice-Gabriel de Caraman
     accède au comté de Beaumont. Un de ses premiers soucis est
     de rendre à ses nouveaux concitoyens les points d’ancrage
     historiques dont le coup de balai révolutionnaire a achevé de les
     priver … comment s’y prendre au mieux qu’en ranimant les
     corporations traditionnelles dont le renom n’est qu’estompé dans
     les mémoires ?

 

     C’est ainsi que ressuscitent le Serment des Archers et celui des
     Arbalétriers. Nous entrons dans l’ère folklorique.

    

     En 1820, notre protecteur, comme gage de cette
     renaissance, nous fait don de notre drapeau
     actuel et d’un second collier, celui-ci est porté
     par notre Roy.

 

     La Confrérie reprend son traditionnel « Tir du Roy », celui-ci

     donne lieu à de formidables joutes et à d’extraordinaires

     banquets dont les menus écornés et jaunis en sont les témoins.

 

     La seconde guerre mondiale aura raison une fois de plus du
     Serment, les biens de la Société sont éparpillés dans la nature
     au sens propre comme au figuré … pour l’anecdote, le futur
     docteur Leclercq, âgé de quatorze ans à l’époque, retrouve
     notre drapeau dans un fossé de Leval-Chaudeville. Il s’en
     empare, le met à l’abri … et c’est par on ne sait quel hasard que
     le dit étendard se retrouva dans les mains de la Confrérie des
     Arbalétriers de Chimay … qui le restituera cinquante ans plus

     tard …

 

    

    

     C’est en 1990 que quelques beaumontois acharnés remirent sur
     pied le Serment.

     Messieurs Pierre Plateau, Grand Connétable fondateur, et notre
     actuel Grand Maître Charles Dupuis, furent les chevilles
     ouvrières de cette énième résurrection.

     Ils récupérèrent le drapeau soigneusement conservé par les
     confrères chimaciens et contactèrent de vieilles familles de
     Beaumont dons les aïeux furent arbalétriers,
     C'est-à-dire les Solbreux, Tassier, Leclercq et consorts. Ils
     s’entourèrent également, d’enthousiastes personnes fières de
     participer à ce renouveau. Madame la Princesse Gilone de
     Caraman Chimay accepta avec plaisir de devenir notre Grande

     Protectrice, honorant ainsi la mémoire de ses ancêtres.

 

     On remit en place le traditionnel tir du Roy, il a lieu chaque
     premier mai. Le nanquet de la Saint Georges et la séance
     académique durant laquelle le Serment procède aux
     intronisations se déroule quant à lui la samedi le plus proche
     de la Saint Georges, saint patron fêté le vingt-trois avril.

 

     La Confrérie actuelle organise des séances
     de tir tous les vendredis soirs et participe à
     l’évènement quinquennal beaumontois : la
     reconstitution de la « Légende de
     Charles-Quint et des trois auvergnats ».

 

 

     Une bière à l’effigie de Saint Georges et baptisée « Bière des
     Arbalétriers » vient ajouter un peu de houblon à notre
     renommée séculaire.

 

     Les membres qui font preuve de fidélité envers le Serment sont
     régulièrement récompensé par l’attribution du Papegay.

 

     Le Chapitre (terme utilisé pour désigner le 'comité') est
     actuellement composé de

 

Madame   Gilone de Caraman Chimay Grande Protectrice (x)
et les Sieurs Charles Dupuis Grand Maitre (x)
  Pierre Solbreux Maître (x)
  Jérome Tassier Grand Connétable (x)
  Pascal Briclet Connétable
  Léo De Grande Grand Chambellan (x)
  Marcel Gabriels Chambellan
  Jean-Marc Plangère Grand Argentier (x)
  André Darcheville Maître d’Armes
  Alain Mourue Grand Armurier (x)
  Christian Garçon Armurier
  Olivier Dupuis Echanson
  Roger Leroy Tavernier
  Richard Hanon Ambassadeur

(x) arbalétriers fondateurs du Serment en 1990

 

     Sources bibliographiques – discours de monsieur Reynaerts à Chimay le 15
      septembre 1990 – revue « Pour la
science » mars 1985 – revue « le moyen-âge »
      avril 1998 – Jérôme Tassier septembre 2008

 

 

On en a parlé également sur